Calypso

Des idées de lectures pour tous et mes actions en tant que prof-doc en collège ☕.

07 décembre 2018

Pour qui meurt Guernica ?

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Pour qui meurt Guernica ?

Sophie Doudet

Scrineo, 2018

218 p.

14.90 €

 

Ma note : 19/20

 

 

 

 

 

 

 

 Résumé éditeur

Espagne. Janvier 1937.
La guerre civile fait rage. Alors que les rebelles du général Franco ont conquis une grande partie du Pays basque, Maria est envoyée par ses parents dans la petite cité de Guernica, pour l’éloigner du danger. Mais l’Histoire va en décider autrement…
Elle rencontre Tonio, adolescent romantique et poète à ses heures perdues. Ensemble, ils découvrent la passion, la mort et l’engagement politique. Commence leur errance à travers une Espagne déchirée, où le danger se cache sous bien des rochers.
Entre barbarie et trahison, comment survivre, lorsqu’on a dix-sept ans et ses rêves pour seule arme ?

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Mon avis
De Sophie Doudet, j'avais déjà adoré son roman consacré à l'adolescence de Rimbaud (Un ado nommé Rimbaud). L'auteur revient ici sur un sujet que je n'avais encore jamais croisé en littérature jeunesse, celui de la guerre civile qui a ravagé l'Espagne, et plus particulièrement, sur la destruction de la ville de Guernica. De cette tragédie, j'avais quelques souvenirs datant du collège et du lycée, et de l'étude du tableau de Picasso qui m'avait marquée. Je suis donc très contente d'avoir pu combler mes lacunes historiques grâce à la lecture de ce roman.
Pour que le lecteur comprenne bien le contexte politique qui a mené au bombardement de Guernica, l'auteur nous invite à suivre la fuite de Maria, forcée de quitter sa ville natale de Vitoria pour se réfugier à Guernica chez la cousine de sa mère. Dans cette famille qui l'accueille, elle fait face à une autre idée de la République que défendent les parents du doux Tonio, une vision qu'elle rejette violemment. Se sentant inutile, loin de ses parents et de sa ville sur laquelle se dirigent les troupes de Franco, la fougueuse jeune fille n'a alors qu'une idée en tête : s'enfuir à nouveau pour combattre les franquistes. Mais il est déjà trop tard pour eux... et l'horreur rattrapera bien assez vite les deux adolescents lorsque les premiers avions allemands bombarderont Guernica.
En plus de nous éclairer sur la catastrophe de Guernica et la situation politique de l'Espagne avant que n'éclate la Seconde Guerre Mondiale, cette histoire met en lumière les grands artistes espagnols de cette époque, comme le poète Federico García Lorca dont les héros citent les vers tout au long du roman, et qui, rappelons-le, fut fusillé par les franquistes, mais aussi Picasso et son célèbre tableau que les personnages découvriront lors de son exposition à Paris en mai 1937, ou encore Joan Miró.

Portée par deux héros courageux et engagés, c'est aussi une belle histoire d'amour qui nous est racontée, contrebalançant ainsi cette tragédie par un peu de douceur et d'espoir.

 

 

" Comment ses parents ont-ils pu l'envoyer ici ? Chez ces petits bourgeois catholiques et peut-être franquistes ? Comment ont-ils pu penser qu'elle serait à l'abri dans une famille qui pense sans doute que la République n'est bonne qu'à déranger leur petite vie de privilégiés ? Jamais elle ne pourra supporter ce monde qui ignore la guerre et continue de prospérer alors que partout autour des hommes et des femmes meurent pour la justice et pour l'égalité."

 

"Franco a pactisé avec le Diable et ici à Guernica, ses hommes donnent des leçons à l'Enfer !"

 

"Il ne reste plus rien.
La pluie pleure sur l'enfance morte de Tonio. Elle coule sur son visage d'orphelin. Maria entoure doucement de ses bras le corps qui se raidit. Elle lui murmure des choses douces et impuissantes, la voix brisée. Mais il est loin, trop loin. Puis le corps s'abandonne, crucifié par la douleur, agité de sanglots. Elle le berce et mêle ses larmes aux siennes."

 

 

 

Merci aux éditions Scrineo

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06 décembre 2018

Hana Nochi Hare. 1

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Hana Nochi Hare. 1

Yoko Kamio

Glénat, 2018

192 p.

6.90 €

 

Ma note : 17/20

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé éditeur

Haruto Kaguragi règne avec son groupe, les Correct 5, sur le lycée d'élite Eitoku. Ensemble, ils s'évertuent à faire expulser les élèves pauvres pour préserver la réputation du lycée. De son côté, la jeune Oto Edogawa fait tout pour cacher le fait que sa famille n’est pas riche. Mais un jour, elle tombe nez à nez avec Haruto dans la supérette où elle travaille…

 

 

Mon avis

Ce manga est la suite d'Hana Yori Dango, une série qui m'est complètement inconnue, et dont l'auteur reprend, d'après les résumés et avis que j'ai pu lire, les mêmes trames et ficelles : une héroïne, issue d'un milieu modeste, qui a réussi à intégrer un prestigieux lycée, lycée dans lequel tout un groupe d'élèves veillent à ce que leurs camarades aient les moyens financiers de faire partie de l'élite. 

En lisant les premières pages, et donc, cette mise en place de l'histoire avec d'un côté, l'héroïne qui doit cacher qu'elle travaille dans une supérette en dehors des cours, et de l'autre, une bande de prétentieux qu'on aurait envie de remettre à leur place, je pensais vraiment ne pas accrocher à la suite et avoir deviné toute l'intrigue dès lors que Haruto la démasque. Mais l'auteur a su m'intéresser et me surprendre jusqu'à la fin, et même me faire rire ! C'est qu'elle a du caractère la petite Oto ! Et malheureusement pour lui, elle a elle aussi possibilité de faire chanter Haruto... Quant aux membres du fameux club des Correct 5, ils ne sont pas épargnés par l'auteur qui n'hésite pas à les ridiculiser quand nécessaire, y compris via quelques clins d'oeil au héros d'Hana Yori Dango, à qui Haruto voue un vrai culte (allusions qu'on comprend très bien sans avoir lu cette série).

J'ai vraiment apprécié qu'on retrouve les codes d'un shojo classique mais sans être trop caricaturaux pour autant et que l'auteur dose avec justesse humour, réalisme et rebondissements dans les situations que vivent les personnages.

Une série que je poursuivrai !

 

 

 

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05 décembre 2018

Dans la toile du passé

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Dans la toile du passé

Anouk Bloch-Henry

Oskar, 2018

56 p.

8 €

 

Ma note : 18/20

 

 

 

 

 

 

 

Résumé éditeur

Jep, le grand-père d’Ana, va bientôt partir pour le grand voyage, au terme d’une vie marquée par les horreurs de l’Histoire. Ana l’adore, ils sont très proches, si proches que les fantômes du passé de Jep s’attaquent à elle. Ces fantômes ont la forme d’une grande araignée noire évoquant étrangement le symbole nazi. Déjà dans Ana elle tisse sa toile d’acier. La mission d’Ana, c’est la Mort qui la lui explique : délivrer Jep de ses fantômes, avant qu’il ne soit trop tard. Pour que s’arrête l’œuvre de mort des tragiques souvenirs, et que triomphe la vie.

 

Mon avis

Alors que son grand-père adoré est mourant, les médecins découvrent une drôle de toile d'araignée qui prend de plus en plus d'ampleur dans le ventre d'Ana. Cette toile, on le comprend assez vite, est une métaphore de ce qu'a vécu Jep durant la Shoah, l'araignée représentant la croix gammée des nazis. Quels secrets Ana, qui se doute et déteste qu'on lui cache des choses, va-t-elle découvrir ? Comment aider le vieil homme à sortir de cette toile du passé dans laquelle il semble prisonnier et qui l'empêche de partir sereinement ?

Sur fond de secret de famille, l'auteur nous propose une histoire originale et touchante qui mêle Histoire et fantastique : à travers le combat d'Ana pour percer les secrets de son grand-père, ce n'est pas seulement la mémoire de celui-ci qu'il faut sauver mais aussi celle de tout un peuple.

 

 

"- Pourquoi dit-il cela ? Il n'aime pas mon prénom ? demanda Ana à sa grand-mère alors que Jep s'éloignait.

- Il ne voulait absolument pas que tu t'appelles comme ça, Dieu seul sait pourquoi ! répondit Jem. Il s'est bagarré avec ta mère pendant des semaines pour qu'elle change d'avis !"

 

 

"- Pourquoi je ne peux pas la voir, la Mort, moi ? Ce n'est pas juste, dit-elle.

- On ne peut la voir que si elle vous a déjà regardé en face, dit Jep. On se connaît bien, elle et moi, c'est une vieille histoire !

- Comment ? Tu l'avais déjà vue avant ? s'étonna Ana.

- La première fois que je l'ai vue, j'avais ton âge, dit Jep"

 

 

"Le problème, c'est que si les souvenirs ne sortent jamais au grand jour, ils ne vieillissent pas... et donc, ils ne peuvent pas mourir ! Alors que font-ils quand décède la personne qui en est la gardienne ? Eh bien, ils migrent ! Ils vont ailleurs ! C'est ainsi que le souvenir de Jep a semé une graine dans ta tête..."

 

 

Merci aux éditions Oskar

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04 décembre 2018

Gon. 1

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Gon. 1

Masashi Tanaka

Casterman, 2006

144 p.

7.45 €

 

Ma note : 17/20

 

 

 

Présentation éditeur

Gon est un petit t-rex qui a survécu à l’extinction des dinosaures. Pour lui, la terre est un vaste terrain de jeux… et de chasse ! Sa vie est faite de découvertes et d’aventures aux côtés des autres animaux sauvages. Sa force et sa résistance lui permettent de n’en faire qu’à sa tête, et de défendre ses amis dans le besoin. Rien ne lui fait peur, même pas les pires prédateurs. Ne vous fiez pas à sa taille !

 

Mon avis

J'avais déjà lu des BD sans texte, mais jamais de mangas. Quand on m'a présenté celui-ci en formation (je le connaissais de nom), j'ai voulu tenter l'expérience auprès de mes élèves et l'ai trouvé d'occasion dans cette ancienne édition. Depuis, la série a été rééditée chez Pika avec une couverture plus moderne.

 

Pas de texte donc, mais de petites histoires de plusieurs pages racontées uniquement par la force des illustrations et le choix des plans. Je m'attendais à un style de dessins un peu naïf, vu le pitch et la mention "dès 8 ans" sur les sites éditeurs, mais les illustrations de Masashi Tanaka m'ont scotchée ! Les histoires, qui jouent avec l'absurde, nous racontent le quotidien d'un petit dinosaure que rien n'effraie, et sûrement pas de se confronter à plus gros que lui pour voler un repas. Bien qu'un peu répétitives (Gon affronte un animal sauvage différent par histoire), les situations sont amusantes et chaque illustration vaut de s'y attarder tant elles sont détaillées et le jeu sur les plans bien pensé. Présenté comme un petit dino dans certaines cases, Gon peut aussi passer pour le plus terrifiant des tyrannosaures selon la manière dont il est mis en scène. Ce manga peut donc être très intéressant à exploiter avec des élèves pour analyser le travail du mangaka sur certaines planches.

 

 

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L'intégralité de la première histoire est disponible sur : http://www.pika.fr/sites/pika.fr/files/liseuse/Gon01/index.html#

 

 

 

 

 

 

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Que fait la prof-doc ? #44

 

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 Lundi

- les élèves sont venus voter pour le concours de dessins Jeux vidéos dès mon arrivée

- j'ai rangé le bureau qui me sert de rangement et sur lequel j'ai accumulé beaucoup de documents depuis la rentrée (manuels rendus, nouveautés à couvrir / enregistrer). J'ai donc enregistré ce qui devait l'être (DVD du Club Ciné, hors-série de périodiques, livres)

- j'ai co-animé la 3è et dernière séance sur la gestion des déchets. Les élèves ont terminé leurs affiches (5è, Géographie)

- j'ai imprimé des coloriages sur les jeux vidéos et mis à jour les affichages culturels dans l'établissement

- j'ai accueilli une classe de 3è et leur professeur de musique pour faire l'enregistrement d'une chanson

- j'ai continué à reprendre le classement des documentaires

 

Mardi

- comme j'ai eu beaucoup de monde de l'étude, j'ai continué quasiment toute la journée à faire mes changements de cotes de documentaires

- au Club Jeux, nous avons testé Dixit, qui nous a beaucoup plu !

- j'ai fait de la veille, alimenté ma Gazette du mois de Novembre et mis à jour E-sidoc

- au Club Cinéma, nous avons continué Psychose (A. Hitchcock) - "Cycle Thrillers"

 

Dixit Asmodee

 

Mercredi

- j'ai préparé mes animations et affiches autour de Noël : concours de dessins (et oui, encore un ! mes élèves en sont très demandeurs !), sélection de livres pour des prêts surprises, mini-commande de livres d'occasion, modèles d'origamis et coloriages

- j'ai inséré les Mémofiches reçues

 

Jeudi - Vendredi

J'ai été absente pour raison médicale

 

 

 

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02 décembre 2018

Bilan lecture #novembre

 

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Cliquez sur les couvertures pour lire mon avis quand il est disponible

 

 

Psychologix par Oppenheimer  La fillette au drapeau blanc par Miyauchi    Beyond the Clouds, tome 1 par Nicke  The Promised Neverland, tome 1 par Demizu   

 

Une vie au zoo, tome 1 par Yamaura   Château Narumi, tome 1 par Sato Résultat de recherche d'images pour "manga moriarty"  Good morning, little Briar-Rose, tome 1 par Morino

 

   couv48818811 Dans la toile du passé par Bloch-Henry  Il faut gagner la bataille de Verdun par Cuenca  Catherine Cuenca - L'Armistice n'aura pas lieu.  

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01 décembre 2018

L'Armistice n'aura pas lieu

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L'Armistice n'aura pas lieu

Catherine Cuenca

Oskar, 2018

122 p.

12.95 €

 

Ma note : 18/20

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé éditeur

Novembre 1918.

L'Armistice n'aura pas lieu ! Tel est le cauchemar que font beaucoup de soldats du front, qui ont entendu la rumeur de la possible signature de l'armistice, mais peuvent craindre qu'il ne s'agisse que d'un beau rêve... C'est en particulier le cas de la jeune Anna et de son frère Niko. Ils étaient nés de mère française et de père allemand, qui s'étaient ensuite séparés. Anna avait été élevée dans le pays de sa mère, et elle est désormais infirmière dans l'armée française. Mais Niko, qui avait grandi dans le pays de son père, se bat dans le camp allemand. Ils s'adorent, et pensent sans cesse l'un à l'autre, espérant se retrouver un jour.

Mais le conflit s'éternise... À chaque instant, Anna craint de découvrir le corps meurtri de Niko sur un brancard. Et si la guerre continuait ? La dernière offensive de l'armée française et de ses alliés est meurtrière, et les chances de Niko d'en sortir indemne sont infimes si le combat continue...

Anna reverra-t-elle Niko vivant ?

La tension est à son comble et le compte à rebours a commencé...

Et puis le jour J est arrivé. Armistice ou pas armistice ?

 

 

Mon avis

Dans ce dernier titre paru de la collection 10 jours pour sauver le monde, consacré à la fin de la Première Guerre mondiale en cette année du centenaire de l'Armistice, Catherine Cuenca revient sur les événements qui l'ont précédé à travers le destin de deux personnages, un frère et une soeur que la guerre a séparés.

On suit alternativement le récit des deux héros, Anna en tant qu'infirmière française et Niko, soldat allemand. J'ai une fois de plus trouvé ce choix de les placer dans les deux camps ennemis judicieux car cela nous permet de voir les évenements sous deux axes, ce qui amène le lecteur à porter un regard neutre : pas de parti pris pour l'un ou pour l'autre, on espère autant qu'Anna que Niko va s'en sortir sain et sauf, l'horreur et l'attente de la fin de la guerre sont les mêmes dans les deux camps.

Les explications historiques sont claires et fournies mais je pense que, pour pouvoir bien comprendre le contexte et les décisions qui vont être prises, ce roman s'adresse à des lecteurs de plus de 10-12 ans, contrairement à ce qu'annonce l'éditeur.

Comme le veut la collection, l'auteur nous propose deux fins : l'épilogue de notre histoire et ce que sont devenus nos personnages 20 ans plus tard, et une fin alternative qui imagine que l'Armistice n'ait pas eu lieu. Quelles en auraient été les conséquences ?

 

"- Une... contre-offensive ? bredouille Peter, déconcerté. Il n'est pas question de faire la paix ?

- Quelle paix ?

- Il paraît que notre gouvernement est en train de négocier avec les Américains, explique Niko. Pour signer l'armistice.

Sohn braque sur lui ses yeux pâles.

- Les négociations sont rompues, annonce-t-il. Les Américains ne feront la paix que si le Kaiser abdique, ce qui est hors de question ! Et puis comment pourrait-on rendre les armes après tout les sacrifices consentis ?"

 

 

"Les révélations de Jürgen Sohn l'ont anéanti. La guerre est loin d'être finie. De nouveaux affrontements meurtriers se préparent. Alors, comme l'a dit Peter, il devra provoquer la chance pour échapper au pire. Dans le cas contraire, il mourra, sacrifié comme des milliers de ses camarades, sans avoir jamais revu sa soeur."

 

"Les corps mutilés qui l'entourent reflètent l'atroce réalité du front. Pour trente rescapés qui arrivent à l'ambulance, combien d'infortunés sont-ils restés sur le champ de bataille, déchiquetés par les obus, laminés par la mitraille, défigurés au point d'être méconnaissables ? Et déclarés disparus ... ?

- Niko ! gémit-elle. Mon pauvre Niko !"

 

 

 

Merci aux éditions Oskar

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30 novembre 2018

Louis XIV : un enfant-roi dans la tourmente

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Louis XIV : un enfant-roi dans la tourmente

Béatrice Egémar

Scrinéo, 2018

128 p.

11.90 €

 

Ma note : 18/20

 

 

 

 

 

 

 

 Résumé éditeur

Louis XIV a dix ans. Seulement dix ans, et déjà roi de France ! À cet âge, impossible d’assumer tous ses devoirs. Jusqu’à sa majorité qu’il atteindra à treize ans, c’est sa mère, Anne d’Autriche, et son ministre italien, Mazarin qui dirigent le pays. Mais le Parlement ne voit pas cette régence d’un bon œil… Être dirigé par un étranger ? Non merci ! Le peuple se soulève, la révolte gronde, la guerre civile est proche.
La famille royale est obligée de fuir la capitale pour se protéger et Louis se sent responsable. Finies les folles escapades dans les bois, les batailles d’oreiller avec son frère… Finie l’insouciance. Les Parisiens vont-ils aller au bout de leur révolution ?

 

 

Mon avis

Ce roman jeunesse se centre sur un passage précis de l'Histoire, celui de la Fronde, un épisode qui marquera à jamais le jeune Louis XIV qui en tirera les leçons lors de son règne. Béatrice Egémar rend cet épisode très accessible malgré les enjeux politiques qui auraient pu être compliqués à comprendre, entre la Régence, le rôle de Mazarin, celui du Parlement ou encore celui de Condé.

Au-delà de cet éclairage sur les raisons qui ont poussé les Parlementaires et le peuple à se révolter, sur le déroulement de cette fameuse Fronde et la fuite à Saint-Germain-en-Laye de la Régente, du cardinal Mazarin, du jeune roi Louis XIV et de son frère Philippe, j'ai aimé pouvoir porter un autre regard sur celui qui fut l'un de nos plus grands rois et le découvrir enfant. Un enfant (presque) comme les autres, qui se chamaille avec son frère, fait des bêtises, comme l'attestent de vraies anecdotes que l'auteur a intégrées à son récit, mais un enfant qui a aussi bien conscience qu'il porte de lourdes responsabilités sur ses petites épaules !  

 

 

 

"Combien de temps va-t-on rester ici ? Que vont penser les Parisiens en apprenant que le roi et la cour sont partis ? Qu'aurait fait son grand-père Henri IV dans une telle situation ? Il aurait fui ? Louis ne le pense pas. Mais Henri IV n'avait jamais affronté de tels dangers à dix ans !"

 

"Quand les deux hommes reviennent dans la chambre, ils trouvent les garçons en chemise de nuit, les cheveux en bataille et rouges de colère. L'histoire, que rapportera fidèlement La Porte dans ses mémoires, des années plus tard, ne nous dit pas s'ils ont été punis, mais on peut imaginer que oui. "Monsieur, écrira La Porte, s'était plus tôt fâché que le roi, mais le roi fut bien plus difficile à apaiser que Monsieur."

 

"- La situation des plus pauvres est dramatique, dit-il, déjà le pain se fait rare... Paris est enserré par les troupes du prince de Condé. Les chariots ne passent plus ni à Saint-Cloud, ni à Meudon, Corbeil, Saint-Denis... Il ne reste plus que Charenton et Bourg-la-Reine par où se glissent, la nuit, quelques charrettes de farine qui empêchent Paris de mourir. Si le prince de Condé continue ce blocus, il y aura des morts, par centaines ! Et pourquoi une telle mesure ? Parce que vous êtes en conflit avec le Parlement de Paris ! Faut-il donc faire périr des centaines d'innocents pour punir vingt ou trente personnes qui vous ont déplu ?"

 

 

 

Merci aux éditions Scrinéo

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29 novembre 2018

Une vie au zoo. 1

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Une vie au zoo. 1

Saku Yamaura

NobiNobi, 2017

176 p.

6.95 €

 

Ma note : 16/20

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé éditeur

Les zoos font rêver petits et grands… mais il faut plus que des rêves pour nourrir les animaux ! Le zoo Hidamari a bien du mal à combiner les frais de gestion de l’établissement avec le bien-être des animaux. Haruko, jeune soigneuse, va s’en rendre compte rapidement. Malgré un enthousiasme débordant, son étourderie lui attire les foudres du directeur du parc, qui la met à l’épreuve en lui confiant le soin d’animaux récalcitrants… C’est sans compter sur le curieux talent de la jeune fille pour déchiffrer les émotions secrètes des bêtes, à partir de leur odeur !

 

 

Mon avis

Si vous me suivez, vous aurez compris que j'ai du mal avec les héroïnes "étourdies" et maladroites comme on en trouvera encore dans ce manga. Quant à son don, il m'a laissée perplexe : Haruko parvient à comprendre les émotions des animaux grâce à l'odeur qu'ils dégagent. Je sais très bien que les animaux sont sensibles aux phéromones, mais mon regard d'adulte a trouvé ça un peu ridicule que ce soit le don de l'héroïne...  Elle aurait pu tout aussi bien comprendre les animaux en analysant leur comportement, non ?

Cette parenthèse mise à part, j'ai bien aimé ce manga, qui s'adresse avant tout à de jeunes lecteurs, car on apprend un tas de choses sur la gestion d'un zoo, qui reste une entreprise à faire tourner et qui doit être rentable, parfois au détriment du bien-être des animaux, sur le rôle des soigneurs et les particularités de différentes espèces animales. Les animaux dont va s'occuper Haruko ont chacun une histoire et un caractère qui leur sont propres, des données à prendre en compte pour comprendre leur comportement et résoudre les problèmes qu'ils peuvent poser. Ce manga montre ainsi aux lecteurs que les animaux sont des êtres sensibles et intelligents, et ce, à l'aide de très beaux dessins, très réalistes.

 

 

Une série qui devrait avoir beaucoup de succès auprès de mes élèves !

 

 

 

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 ©nobi nobi !

 

 

 

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26 novembre 2018

Que fait la prof-doc ? #43

 

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Lundi

- la journée était banalisée pour plusieurs classes pour une sensibilisation / participation au Téléthon. J'ai donc accueilli pas mal de monde car cours modifiés / annulés

- une élève de 6è m'a aidée à ranger l'exposition sur la Première Guerre Mondiale

- je devais corriger les lettres des 3è avec ma collègue d'Histoire mais elle était absente

- j'ai fait de la veille et alimenté la Gazette de Novembre

- j'ai cherché rapidement et imprimé des coloriages avec des personnages de jeux vidéos, thème des 15 jours à venir au CDI

- j'ai répondu à l'enquête proposée par l'APDEN quant à l'exercice de notre métier de prof-doc : http://apden.org/limesurvey3/index.php/53345

- j'ai préparé les questionnaires pour les 2 séances de recherches / création d'affiches sur la gestion des déchets avec les 5è (Géographie)

 

Mardi

- j'ai terminé mes questionnaires, 7 en tout pour que les binomes aient des sujets différents et se concentrent sur un thème précis : tri sélectif, dégradation des déchets dans la nature, centres de tri, pollution etc

- j'ai appelé la librairie car je ne recevais pas ma commande passée avant les vacances. Il s'est avéré qu'il y a eu un couac et que ma commande n'était pas passée. Je l'ai donc renvoyée 

- ma collègue de français est passée pour me transmettre la répartition des groupes lors de la séance 2 du Défi Babelio Ado avec les 4è, séance de speed booking que j'ai ensuite préparée (voir mon article de l'an dernier)

- j'ai assisté à l'AG de l'amicale

- au Club Jeux, nous avons joué à Code Names, qui plait bien aux élèves

- j'ai accueilli 2 classes de 3è venus faire des enregistrements d'une chanson avec le professeur de musique

- j'ai pris le temps de ranger les retours et les étagères

- au Club Cinéma, nous avons terminé Duel (S. Spielberg), présenté et commencé le film suivant, Psychose (A. Hitchcok) (cycle "thriller")

 

Mercredi

- j'ai continué ma séance de speed booking et revu ma séance sur la rédaction d'avis lecture pour les 6è du Défi Babelio Junior

- j'ai co-animé la séance de recherches d'infos sur la gestion des déchets avec une classe de 5è et leur professeur d'Histoire-Géo, et suis ensuite allée imprimer toutes les images collectées en couleur pour qu'ils puissent faire leurs affiches le lendemain

 

Jeudi

- j'ai co-animé la 2è séance sur la gestion des déchets : méthodologie d'une affiche + réalisation des affiches au CDI

- j'ai fini de préparer mes deux séances Défi Babelio 

- j'ai couvert des nouveautés

- j'ai co-animé la séance Défi Babelio Junior avec les 6è : je leur ai montré comment donner son avis sur un livre, en m'appuyant sur 2 vidéos de booktubeur. Ils sont plusieurs à m'avoir demandé si je pouvais acheter le livre présenté dans la vidéo ! 

- j'ai co-animé la séance Défi Babelio Ado avec les 4è : découverte de la sélection et choix de leur première lecture via un speed-booking 

 

Vendredi

- j'ai installé et lancé le Concours de dessin sur les jeux vidéos + une sélection de livres (23 novembre : Journée mondiale du jeu vidéo )

- j'ai corrigé les travaux des 3è pendant 2h avec ma collègue d'Histoire (lettres de la Première Guerre Mondiale)

- au Club Japon, nous avons révisé nos hiraganas et vu deux nouvelles règles : le doublement des consonnes et les combinaisons de consonnes avec les sons en ya / yu / yo / (ça se complique !!)

- j'ai enregistré les prêts du Défi Babelio Ado de la veille et rangé les retours de livres

- j'ai couvert quelques nouveautés

- j'ai fait et envoyé à la vie scolaire le planning de la semaine prochaine

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La passe-muraille. 1, Les fiancés de l'hiver

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Les fiancés de l'hiver

Christelle Dabos

Folio, 2016

528 p.

8.65 €

 

Ma note : 16/20

 

 

 

 

Résumé éditeur

Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Fiancée de force à l'un des héritiers d'un clan du Pôle, elle quitte à regret le confort de sa famille. La jeune femme découvre ainsi la cour du Seigneur Farouk, où intrigues politiques et familiales vont bon train. Loin de susciter l'unanimité, son entrée dans le monde devient alors l'enjeu d'un complot mortel.

 

Mon avis

Il était temps que je lise cette saga qui rencontre un véritable succès depuis la sortie du premier tome en 2013 ! Lauréat du Concours du Premier Roman Jeunesse organisé par Gallimard, ce roman a une autre particularité qui mérite d'être précisée, il est publié à la fois en tant que livre jeunesse et en littérature dans la collection Folio (la version que j'ai achetée).

Je comprends totalement l'engouement que Les fiancés de l'hiver a suscité auprès des lecteurs car l'univers imaginé par Christelle Dabos est vraiment incroyable ! Je n'avais pas croisé une telle richesse ni une telle imagination depuis bien longtemps. Seule la saga Harry Potter m'avait donné une telle impression, et c'est d'ailleurs une comparaison qui revient souvent dans les avis qu'on peut lire.

Seulement voilà, même si j'ai littéralement dévoré la première partie du roman, je suis passée à côté du coup de coeur, que j'étais pourtant sûre d'avoir, et ça m'énerve, pour deux raisons : son héroïne et le traitement de l'intrigue. Je m'explique (pardon pour l'auteur et pour les fans...). Ophélie est présentée d'emblée comme une anti-héroïne, maladroite, solitaire et discrète, mais pour moi, ses défauts qui pouvaient nous permettre de nous identifier à elle, au lieu de la rendre sympathique et attachante, me l'ont juste rendue insupportable ! C'est quand même un sacré problème quand on n'aime pas le héros / l'héroïne pour apprécier pleinement sa lecture...

Deuxième point qui m'a embêtée, toujours lié à Ophélie, ses pouvoirs restent étonnamment discrets dans ce premier tome et, arrivée au bout de ma lecture, j'étais déçue que l'intrigue n'en exploite pas plus les possibilités. Vu l'univers génial qui est imaginé, je m'attendais à une intrigue différente car elle n'est finalement pas si complexe (rappelons que le livre fait plus de 500 pages et que les possibilités étaient énormes). Oui, on se régale avec les rebondissements et les personnages secondaires difficiles à cerner et qui peuvent cacher leur jeu (on retrouve un petit côté Game Of Thrones), mais l'intrigue centrale concernant Ophélie pourrait être résumée en 1 phrase, ses pouvoirs passant au second, voire troisième plan alors que c'est ce que j'attendais de voir développé.

Malgré ces critiques, je tire quand même mon chapeau à l'auteur car, je le répète, l'univers qu'elle nous propose est incroyable, et j'ai même hâte de commencer le tome 2 que j'ai acheté tout de suite après avoir terminé celui-ci. J'espère qu'il répondra à mes attentes car j'avais très envie d'adorer cette saga !

 

 

«Écoute-moi bien, fille... Tu es la personnalité la plus forte de la famille. Je te prédis que la volonté de ton mari se brisera sur la tienne.»

 

"À travers un couloir de nuages empourprés de crépuscule, la lune se détachait déjà sur la toile mauve du ciel comme une assiette en porcelaine."

 

« Lire un objet ça demande de s’oublier un peu pour laisser la place au passé d’un autre. Passer les miroirs, ça demande de s’affronter soi-même. »

 

"- La cour ! souffla Roseline en grattant le papier de sa plume. Un bien joli mot pour désigner une grotesque scène de théâtre où les coups de poignard se distribuent dans les coulisses."

 

 

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21 novembre 2018

Le goût amer de l'abîme

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Le goût amer de l'abîme

Neal Shusterman

Nathan, 2018

403 p.

16.95 €

 

Ma note : 17/20

 

 

 

 

 

 

 

Résumé éditeur

A priori, Caden Bosch est un ado de quinze ans ordinaire qui partage sa vie entre le collège, les jeux vidéo et ses amis. Mais, dans son esprit, il est aussi le passager d'un vaisseau lugubre voguant sur les mers déchainées, entre un capitaine tyrannique et les monstres qui grouillent sous la surface. Car Caden se perd petit à petit entre hallucinations et réalité. Ce roman est son voyage au plus profond des abysses, où il risquerait bien de se noyer.

 

 

 

Mon avis

Le nom de Neal Shusterman vous dira peut-être quelque chose. On lui doit, entre autres, la série Les fragmentés et La Faucheuse. Pas d'histoire issue du fantastique dans ce nouveau roman puisqu'il a choisi de traiter d'un sujet difficile et qu'il connaît bien, la schizophrénie, dont son propre fils est atteint. Si le personnage de Caden est fictif, il s'est basé à la fois sur son regard de père qui voit son enfant sombrer mais aussi sur les témoignages que son fils lui a livrés.

Raconté à la première personne, on découvre donc ce qu'est le quotidien d'une personne atteinte de cette maladie et comment elle transforme petit à petit ses perceptions et son rapport au monde. La construction du livre est très déroutante puisque les chapitres, toujours très courts, alternent entre ce quotidien, au lycée, à la maison puis à l'hôpital, et un récit qui s'apparente à une métaphore de ce que vit Caden, comme s'il était à bord d'un navire des plus étranges. Un double mode de narration qui prend du temps à comprendre et pourra décourager le lecteur. Pourtant, il sert bel et bien à s'immerger complètement dans l'esprit de Caden.

J'ai trouvé ce roman vraiment intéressant car il ne nous expose pas uniquement le regard de personnes extérieures sur la maladie mais nous permet, grâce au témoignage et illustrations du fils de l'auteur, de la vivre de l'intérieur en étant immergés dans les pensées de Caden. On voit ainsi l'évolution de la maladie chez cet adolescent, de la naissance de sa paranoïa et de ses angoisses irrationnelles, aux hallucinations et voix qu'il entend, ainsi que les effets de ses traitements médicamenteux lorsqu'il est hospitalisé.

Mais cette lecture fut aussi une expérience éprouvante pour moi d'être ainsi plongée dans les pensées de Caden et je n'ai malheureusement pas pu aller au bout des 400 pages.

 

 

 

"Maintenant qu'ils me croient, je suis soulagé. Mais pas vraiment. Parce qu'au fond, je sais qu'ils ne me croient pas. Ils exécutent juste des mouvements pour me rassurer. Pour me faire croire qu'ils sont de mon côté. Mais ce n'est pas le cas. Ils sont comme Mme Sessuel et mes profs et les élèves qui me regardent avec de mauvaises intentions. C'est comme si ces deux-là n'étaient pas mon père et ma mère, juste des masques de mes parents, et j'ignore ce qu'il y a véritablement en dessous. Je sais que je ne peux plus rien leur confier."

 

 

"Impossible d’exprimer ce que je ressens avec des mots, ou alors ces mots n’appartiennent à aucun langage compréhensible. Mes émotions parlent en langues. En un tourbillon, la joie se change en colère se change en peur puis en ironie amusée ; c’est comme sauter d’un avion les bras bien écartés, en sachant pertinemment qu’on sait voler, pour découvrir que ce n’est pas le cas et que, non seulement on n’a pas de parachute, mais qu’on ne porte pas non plus de vêtements et que les gens en dessous ont tous des jumelles et rigolent en nous regardant dégringoler vers une mort extrêmement embarrassante."

 

 

"Ça aussi, ça fait sens. Sens par rapport à la façon dont ta chair est reliée à la terre, pour dire à la gravité de te retenir au sol, toi et tous les autres. Et soudain, tu sais que si tu enfiles tes chaussures, la terre lâchera et tout le monde sera précipité dans l'espace, tout ça à cause de ta connexion au sol. C'est toi le levier anti-gravité du monde. Aussi merveilleuse soit cette nouvelle, ce pur émerveillement est terrifiant à cause du pouvoir que ça te confère. Et le ver que tu as vu dans le coeur de la femme a trouvé le moyen de migrer en toi. Ce n'est pas un pouls que tu sens, c'est le ver qui se fraie un chemin en toi en te dévorant, et tun ne peux pas le déloger."

 

 

 

 

 

 

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18 novembre 2018

Que fait la prof-doc ? #42

 

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Lundi

J'ai fait grève

 

Mardi

- la semaine dernière, j'ai choisi de faire une table thématique sur le harcèlement mais je tenais à en faire une aussi pour le centenaire de l'Armistice. J'ai donc cherché quelques affiches à imprimer, rangé mes tables sur le harcèlement et installé une sélection sur la Première Guerre Mondiale

- j'ai envoyé divers messages à des collègues et fait du tri / rangement dans les documents qui s'accumulaient sur mon bureau

- j'ai fait une affiche pour lancer prochainement le Prix Mangawa + une affiche pour un concours de dessins autour des jeux vidéos

-j'ai co-animé le Club Jeux : un groupe d'élèves a voulu jouer à Il était une fois la vie (jeu de questions / réponses sur la santé) pendant que nous apprenions à jouer à Code Names à l'autre groupe (jeu où il faut faire deviner des mots)

- j'ai fait de la veille et commencé ma Gazette de Novembre

 

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Mercredi

- j'ai réussi à prendre une classe de 6è en EMI pendant 2h car leur professeur était absent (la semaine dernière leur emploi du temps avait été modifié et ils avaient été libérés)

- j'ai couvert la suite de la sélection Mangawa et deux livres qui me restaient pour le Défi Babelio Ado

- j'ai fait des visuels reprenants les 3 sélections du Prix Mangawa, visuels que je collerai dans les mangas concernés

 

Jeudi

- j'ai rangé les nombreux retours que j'ai récupérés et intégré à l'exposition sur la Première Guerre Mondiale quelques lettres écrites par les 3è que mon collègue d'Histoire m'a fait passer (travail réalisé ensemble avant les vacances)

- j'ai fait de la veille et complèté la Gazette de Novembre

- j'ai cherché des documents sur le peintre Joan Miro pour une collègue AVS qui va animer des ateliers pour réaliser une fresque dans la cour avec les élèves

- j'ai édité les rappels de retards, imprimé et collé divers affichages et enregistré le courrier reçu

- j'ai corrigé les exercices de la séance d'EMI de la veille (le classement des livres)

- j'ai retravaillé la séance 1 du Défi Babelio Ado pour les 4è et créé le Padlet dans lequel ils déposeront leurs portraits de lecteurs

- j'ai couvert quelques nouveautés et collé la nouvelle signalétique pour les bacs à BD / albums

 

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Vendredi

- j'ai terminé de préparer les documents nécessaires au Prix Mangawa : inscription des participants et fiches lecture

- mon collègue d'Histoire est passé pour qu'on mette en place 2 séances sur le tri sélectif avec les 5è la semaine prochaine

- j'ai consulté le programme du SLPJ pour la journée pro. du 3 décembre

- j'ai co-animé la séance 1 du Défi Babelio Ado avec les 4è : présentation du Défi et réalisation de leurs portraits de lecteurs sous forme de nuages de tags, réunis sur un Padlet

- au Club Japon, nous avons regardé plusieurs vidéos sur les 3 formes du théâtre japonais

- j'ai reçu ma commande de livres d'occasion et les ai enregistrés

- j'ai fait et envoyé à la vie scolaire le planning de la semaine prochaine

 

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17 novembre 2018

Beyond the clouds. 1

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Beyond the clouds. 1

Nicke

Ki-oon, 2018

200 p.

7.90 €

 

Ma note : 15/20

 

 

 

 

 

 

Résumé éditeur

Dans la Ville jaune, les usines crachent leur fumée jour et nuit, cachant le ciel et ses astres. Le jeune Théo n'a jamais vu les étoiles, ni passé les portes de la ville. Enfant, il rêvait de partir à l'aventure, à la poursuite des créatures fantastiques de ses livres préférés, mais la réalité l'a rattrapé. Son travail à l'atelier de réparation Chikuwa devient son quotidien. Sa routine est chamboulée le jour où il tombe sur une fillette pas comme les autres : c'est une humaine ailée, une espèce appartenant pourtant au monde des légendes ! Inconsciente après être tombée du ciel, elle a perdu une de ses ailes, ainsi que la mémoire...
Théo fera tout pour percer le mystère de cette rescapée des cieux !

 

 

Mon avis

Beyond the clouds est une nouvelle série à l'univers steampunk et onirique. Ses jolies illustrations enfantines et l'ode à la lecture et à l'imaginaire qui ouvre ce premier tome devraient séduire les fans de Miyazaki. Mais, malgré ces points positifs, j'ai été assez déçue par ce manga car j'ai trouvé dommage qu'avec un tel cadre on en vienne à un scénario convenu et déjà vu, celui d'un être fantastique blessé, poursuivi pour être capturé et à qui le héros va venir en aide. Alors que le début de l'histoire me plaisait bien, je ne pense pas lire la suite car ce n'est pas le type d'histoire que j'aime lire.

 

 

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16 novembre 2018

The Promised Neverland. 1

 

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The Promised Neverland. 1

Kaiu Shirai, Posuka Demizu

Kazé, 2018

6.79 €

 

Ma note : 19/20

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé éditeur

Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l'orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et soeurs, ils s'épanouissent sous l'attention pleine de tendresse de "Maman" , qu'ils considérent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l'abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s'échapper, c'est une question de vie ou de mort !

 

Mon avis 

Avec L'atelier des sorciers, The Promised Neverland est LE manga de l'année, que l'on voit partout, et plébiscité par les lecteurs. Je n'ai pas du tout été déçue par cette lecture, bien que, même sans trop en dire, avoir lu le résumé m'a un peu gâché la surprise car j'ai deviné quelle allait être la trame de l'histoire avant même de commencer...

Si je m'en étais tenue à la couverture, j'aurais imaginé lire un manga tout mignon avec pour héros un groupe d'orphelins partis découvrir le Pays imaginaire de Peter Pan... on s'apercevra vite qu'on est bien loin du compte ! J'ai bien aimé être déstabilisée par ce "malentendu" et le côté dérangeant que va prendre l'histoire : on passera du conte à l'horreur pour ensuite s'installer dans une ambiance de thriller via la lutte pour la survie de nos trois héros. Que se passe-t-il donc dans et hors des murs de cet orphelinat ?

Je suis très curieuse de connaître la suite de cette histoire car ce premier tome est vraiment prometteur !

 

 

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Page 5 The promised neverland tome 1

 

 

 

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