Calypso

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10 septembre 2016

Les déferlantes

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Les déferlantes

Claudie Gallay

J'ai Lu, 2008

539 p.

8 €

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé éditeur

C'est à La Hague - un bout du monde à la pointe du Cotentin - que la narratrice est venue se réfugier. Elle arpente les landes, observe les oiseaux migrateurs... et Lambert, homme mystérieux et tourmenté aperçu un jour de tempête, et qui n'a cessé depuis lors d'éveiller sa curiosité.

 

 

Mon avis

Conseillé par une amie avec qui je suis partie en Normandie cet été, j'ai d'abord adoré Les déferlantes parce que l'histoire se déroule à La Hague, dont je suis tombée amoureuse. Des paysages à couper le souffle, une impression de bout du monde, un vrai paradis sauvage ! Et je n'imagine même pas un jour de tempête !

C'est justement sur une scène de nuit de tempête que s'ouvre le roman et je me suis régalée avec ces vingt premières pages : on s'y croirait !

L'écriture aux phrases descriptives, introspectives et minimalistes, ainsi que les chapitres très courts, nous emportent dans cette lecture qui tourne autour d'un secret : qui est Lambert ? Pourquoi est-il revenu à La Hague ?

La narratrice, qui dévoile elle aussi, par bribes, le souvenir du drame qui l'a amenée ici, mène l'enquête au grès de ses discussions avec les habitants qui l'ont adoptée comme l'une des leurs.

 

On pourrait reprocher le côté caricatural (et pas très flatteur pour les Normands) des personnages rencontrés dans ce village de pêcheurs, mais ça ne m'a pas dérangée et j'ai aimé l'impression qu'on aurait pu les croiser dans un roman du 19è. Malgré l'évocation de quelques sorties dans les villes alentours, le gros de l'histoire se déroule à la manière d'un huis-clos sur la pointe de La Hague et nous fait complètement oublier le reste du monde. C'est ce que j'ai adoré dans ce roman, avec cet hymne à la mer, plus que la trame amoureuse qui, on s'en doute dès le départ, va naître entre la narratrice et Lambert.

 

 

 

"Sous la violence, les vagues noires s'emmêlaient comme des corps. C'étaient des murs d'eau qui étaient charriés, poussés en avant, je les voyais arriver, la peur au ventre, des murs qui s'écrasaient contre les rochers et venaient s'effondrer sous mes fenêtres. Ces vagues, les déferlantes. Je les ai aimées. Elles m'ont fait peur."

 

"Je savais que l'on pouvait rester très longtemps comme ça, les yeux dans la mer, sans voir personne. Sans parler. Sans même penser. Au bout de ce temps, la mer déversait en nous quelque chose qui nous rendait plus fort. Comme si elle nous faisait devenir une partie d'elle. Beaucoup de ceux qui vivaient cela ne repartaient pas."

 

 

"Comprendre quoi? Qu'un jour on se réveille et qu'on ne pleure plus? Combien de nuits j'ai passées, les dents dans l'oreiller, je voulais retrouver les larmes, la douleur, je voulais continuer à geindre. Je préférais ça. J'ai eu envie de mourir, après, quand la douleur m'a envahi le corps, j'étais devenue un manque, un amas de nuits blanches, un estomac qui se vomit, j'ai cru en crever, mais quand la douleur s'est estompée, j'ai connu autre chose. Et c'était pas mieux.
C'était le vide."

 

 

 

© Fédération française de la randonnée pédestre

© Fédération française de la randonnée pédestre

 

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Posté par _Lottie_ à 10:57 - Contemporains - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires sur Les déferlantes

  • Je suis contente qu'il t'ait plu !!
    (et encore plus que tu sois tombée amoureuse de la Hague ^^ )

    Posté par Jodaur, 21 septembre 2016 à 14:51 | | Répondre
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