Calypso

Des idées de lectures pour tous et mes actions en tant que prof-doc en collège ☕.

26 juillet 2019

Poison City. 1 et 2

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Poison City

Tetsuya Tsutsui

Ki-oon, 2015

242 p.

7.90 €

 

Ma note : 20/20

 

 

 

 

Résumé éditeur

Tokyo, 2019. À mois d'un an de l'ouverture des Jeux Olympiques, le Japon est bien décidé à faire place nette avant de recevoir les athlètes du monde entier. Une vague de puritanisme exacerbé s'abat dans tout le pays, cristallisée par la multiplication de mouvements autoproclamés de vigilance citoyenne. Littérature, cinéma, jeu vidéo, bande dessinée : aucun mode d'expression n'est épargné. C'est dans ce climat suffocant que Mikio Hibino, jeune auteur de 32 ans, se lance un peu naïvement dans la publication d'un manga d'horreur ultra réaliste, Dark Walker. Une démarche aux conséquences funestes qui va précipiter l'auteur et son éditeur dans l'oeil du cyclone...

 

 

Mon avis

Le point de départ de ce manga est un démêlé avec la censure qui est réellement arrivé à son auteur à propos de son manga Manhole, jugé "nocif" pour de jeunes lecteurs et retiré des librairies. Tetsuya Tsutsui a alors imaginé une histoire dans laquelle son héros, Mikio, un jeune mangaka, va lui aussi faire les frais d'une censure qui se durcit au Japon. Les livres passent désormais entre les mains de commissions qui définissent quelles sont les lectures dangereuses car trop violentes, gores, pornographiques ou perverses selon un ratio entre les cases considérées comme choquantes et le nombre de pages total. Avec son manga, Dark Walker, dans lequel il place tous ses espoirs, le pauvre Mikio tombe en plein dans la polémique et doit faire un choix : modifier son histoire, et donc la dénaturer, pour quelle passe la censure, ou se battre pour sa liberté d'expression ?

J'ai trouvé ce manga formidable dans son approche du sujet épineux qu'est la censure ! Etant née dans les années 80, j'ai retrouvé les arguments qui étaient opposés à la diffusion des séries animées japonaises de l'époque, en particulier celui de la violence. Chaque personnage qui intervient dans les deux tomes de Poison City, qu'ils soient mangakas, éditeurs ou membres de la Commission, apporte un regard différent sur le sujet et va défendre ce qui lui tient à coeur. Un parallèle sera aussi fait entre ce durcissement de la censure japonaise et celle qu'ont connue les Etats-Unis envers les comics.

Enfin, il est très intéressant de suivre le processus de création et de publication d'un manga aux côtés de Mikio via l'histoire imbriquée de Dark Walker, dont la couverture de Poison City est tirée.

 

 

 

 

Posté par _Lottie_ à 10:05 - Manga - Commentaires [6] - Permalien [#]
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Commentaires sur Poison City. 1 et 2

  • Ca, c'est exactement le genre de manga qu'il me faut ! Allez hop, agrandissons ma liste de voeux !

    Posté par Hime-Chan, 26 juillet 2019 à 14:12 | | Répondre
  • Et je voulais aussi ajouter que je suis très très agréablement surprise de voir une prof documentaliste mettre autant en avant les mangas ! Merci beaucoup !
    C'est d'ailleurs grâce à ma prof doc de collège que je les ai découvert

    Posté par Hime-Chan, 26 juillet 2019 à 14:26 | | Répondre
    • Merci pour tes messages J'ai commencé à lire des mangas quand j'étais au lycée via ma meilleure amie puis plus rien le temps de mes études supérieures. Je m'y suis remise pour mon travail de prof-doc et, excepté les shonen, j'aime beaucoup en lire ! Je fais d'ailleurs participer mes élèves au Prix Mangawa et je co-anime un Club japon avec une collègue

      Posté par _Lottie_, 27 juillet 2019 à 10:13 | | Répondre
      • Tu as l'air vraiment super impliquée dans ton travail c'est super cool Si ce n'est pas indiscret, depuis combien de temps es-tu prof doc ?

        Posté par Hime-Chan, 27 juillet 2019 à 22:57 | | Répondre
        • En septembre, ça sera ma 9è rentrée (déjà !)

          Posté par _Lottie_, 28 juillet 2019 à 09:45 | | Répondre
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