Salem
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Salem
Stephen King
Le Livre de Poche, 2009
832 p.
10.90 €
Ma note : 17/20
Résumé éditeur
« Salem est l’un de mes meilleurs romans, l’un des plus effrayants aussi. Alors, éteignez la télévision, et parlons vampires dans la pénombre, je pense pouvoir vous faire croire en leur existence. » Stephen King, juin 2005.
Le Maine, 1970. Ben Mears revient à Salem et s’installe à Marsten House, inhabitée depuis la mort tragique de ses propriétaires, vingt-cinq ans auparavant. Mais, très vite, il doit se rendre à l’évidence : il se passe des choses étranges dans cette petite bourgade. Un chien est immolé, un enfant disparaît, et l’horreur s’infiltre, se répand, aussi inéluctable que la nuit qui descend sur Salem.
En bonus : Deux nouvelles inédites sur le village de Salem. De nombreuses scènes coupées que Stephen King souhaitait faire découvrir à son public.
Mon avis
Après deux coups de coeur pour Carrie et Misery mais une grosse déception pour Shinning, j'ai voulu retenter de lire un roman de cet auteur incontournable. A l'approche d'Halloween, j'ai opté pour Salem, que j'avais envie de découvrir depuis longtemps.
Le titre est assez trompeur (mais pas la couverture) puisqu'il ne s'agira pas d'une histoire de sorcières mais bien de vampires qui vont semer la terreur dans la petite ville de Salem. Un thème classique dans le domaine de l'horreur mais que Stephen King s'est approprié dans ce qu'il avoue être une réécriture du Dracula de Bram Stocker.
Bien que faisant plus de 700 pages et qu'il y ait donc pas mal de répétitions, j'ai beaucoup aimé cette lecture et l'ambiance qui s'en dégage. Stephen King a su prendre le temps d'installer toute une galerie de nombreux personnages, qui seront tout autant au centre de l'histoire que le héros, Ben, puisqu'on va suivre comment leur quotidien va sombrer petit à petit dans l'horreur. Dans une première partie du roman, on tâtonne, tout comme Ben, essayant de trouver un lien et une explication rationnelle aux événements tragiques qui s'enchaînent. Puis, une fois nos doutes confirmés, il nous fait basculer dans le surnaturel... ce que les personnages secondaires ignorent mais il est malheureusement trop tard pour eux ! Une frontière entre réalité et fantastique que l'on retrouve dans les autres romans de l'auteur.
Si la dernière partie et le dénouement sont assez convenus, les rebondissements sont nombreux et les personnages ne seront pas épargnés. Je trouve toujours difficile de réussir à faire peur avec un texte, à l'inverse des images, mais de beaux frissons, avec parfois des passages mettant mal à l'aise, sont au rendez-vous. J'ai aussi adoré la personnification de cette maison de Marsten House, aussi terrifiante que le sont les vampires qui en ont pris possession.
"Mais pourquoi donc, mon Dieu, mettait-on des serrures sur les cercueils ? Pensait-on que quelqu'un pourrait essayer d'y entrer ? Ce ne pouvait être que ça. On ne s'imaginait quand même pas que quelqu'un essaierait d'en sortir. "