Et le désert disparaîtra

Et le désert disparaîtra
Marie Pavlenko
Flammarion, 2020
240 p.
14 €
Ma note : 14/20
Résumé éditeur
Samaa vit dans un monde qui pourrait être le nôtre bientôt. La vie a presque entièrement disparu de la surface de la Terre. Le sable a tout dévoré.
Son peuple, nomade, traque les derniers arbres et vend leur bois pour survivre. Samaa aimerait être chasseuse, elle aussi, mais c’est une charge d’homme. Un jour, elle désobéit et suit les chasseurs.
Mais le désert a mille visages. Samaa se perd, et fera une rencontre qui changera le destin de sa tribu à jamais.
Mon avis
Malheureusement, assez déçue par ce livre.
Même si le message écologique de ce conte post-apocalyptique est beau et nécessaire pour les jeunes générations, les 3/4 du récit, dédiés à la survie de l'héroïne dans le désert, m'ont plus ennuyée qu'autre chose... C'est dommage car il y a des éléments intéressants, comme la réflexion sur l'avenir de notre planète si nous ne prenons pas soin de ses ressources, le rejet par les jeunes générations du savoir des anciens, l'égalité filles / garçons ou encore, tout simplement, les descriptions du désert. La rencontre entre Samaa et l'arbre qui la protègera est aussi très belle et poétique.
Ce qui m'a dérangée, c'est cette lenteur dans le déroulement du livre et le fait qu'il s'adresse plutôt à un jeune lectorat, à qui il devrait plaire davantage.
"L'arbre est une mère.
Les boules sont ses petits.
Avec la pluie, les petits sont nés."
"Je croyais connaître le désert mais il a mille visages. J'en découvre la complexité. Il est ocre, rouge, orangé, pâlot ou profond, il est illuminé par le soleil et terni par la nuit, il est bas, haut, plat, il est sablonneux ou recouvert de caillasses, ses plis se resserrent pour former d'énormes collines, il se déchire, s'ouvre en deux, et de longues crevasses le nervurent avant de se refermer comme des plaies."