Ce qui fait battre nos coeurs

Ce qui fait battre nos coeurs
Florence Hinckel
Syros, 2019
448 p.
17.95 €
Ma note : 15/20
Résumé éditeur
À la moindre émotion, la petite sœur d’Esteban est en danger : elle vit avec un cœur artificiel bas de gamme. En 2030, le marché propose pourtant des organes performants et sûrs, fabriqués par la société Organic… encore faut-il pouvoir se les payer. Désespéré, Esteban kidnappe Leila, une jeune fille célèbre car « artificielle » à 96 %, ainsi que Noah, le riche héritier d’Organic. Le deal ? Il relâchera les otages s’il obtient un nouveau cœur pour sa sœur. Commence une nuit de cavale sur les routes de France, retransmise en direct sur les réseaux sociaux.
Mon avis
Sélectionné pour le Défi Babelio Ado cette année, j'ai eu envie de découvrir ce roman car Florence Hinckel est pour moi une valeur sûre en littérature jeunesse et le résumé me plaisait bien. Plusieurs thématiques autour du transhumanisme (une utilisation de la technologie pour "améliorer" l'être humain) sont explorées à travers nos 4 héros, qu'un road-trip va réunir. J'ai trouvé tous ces sujets vraiment intéressants, surtout le point de départ de leur rencontre, autrement dit, les raisons pour lesquelles chacun d'entre eux va se retrouver embarqué dans cette folle virée. L'histoire est alors construite sous forme d'un roman choral, avec une alternance de chapitres centrés sur un personnage en particulier, des personnages tous attachants et complexes.
J'ai cependant trouvé le tout vraiment trop long pour moi malgré les rebondissements : ce n'est pas tant le nombre total de pages qui m'a dérangée, mais toute la durée de la fuite des héros, qui arrive très vite au début du roman et en constitue la majeure partie. J'ai malheureusement fini par décrocher au bout d'un moment, pour retrouver l'enthousiasme de mon début de lecture au moment des révélations finales.
"Les progrès technologiques, scientifiques et médicaux ont toujours des implications imprévues quand ils sont tous rassemblés. Aucun domaine n'avance déconnecté des autres. Plus on va loin dans le confort et la santé des humains… plus on va loin dans l'autonomie, la perfection et l'intelligence des robots. C'est inéluctable. L'être humain a bien du mal à admettre qu'il est une machine dont le perfectionnement profite forcément aux autres machines…"