Sans armure

Sans armure
Cathy Ytak
Talents Hauts, 2020
64 p.
7 €
Ma note : 12/20
Résumé éditeur
C’est d’abord sa voix, entendue à la radio, qui attire Yannick. Derrière cette voix, se cache Brune, à la sensibilité à fleur de peau et qui ne résiste pas à la tendresse de Yannick.
Yannick lui raconte son enfance et ses rêves, mais Brune se dévoile peu, sauf lorsque ses émotions la plongent dans des crises qui la laisse pantelante.
Malgré l’amour qu’elles se portent, un soir, Brune claque la porte de l’appartement après avoir jeté cette phrase à Yannick : « Tu comprends rien ! ». Déconcertée, la jeune femme cherche enfin à voir sa compagne telle qu’elle est.
Mon avis
Je pense que c'est le roman de la collection Ego que j'ai le moins aimé parmi tous ceux que j'ai pu lire... Le style d'écriture, d'abord, m'a rebutée. Tout le roman est écrit comme une lettre à coeur ouvert, avec une narratrice qui s'adresse à son amoureuse qui ne lui donne plus de nouvelles et dont elle se remémore les bons comme les moins bons moments. Elle cherche donc à comprendre ce qu'elle a pu faire pour mériter un silence radio pareil après ce qu'elles ont vécu ensemble. J'ai trouvé que ce format fait d'une succession de flash-backs et de questionnements, associé au fait qu'on ne voit pas tout de suite où l'auteure veut en venir, rendait la lecture difficile et la chute m'a alors déçue.
Attention, spoilers
Les thématiques abordées sont intéressantes (l'homosexualité, la bi-sexualité pour la narratrice, l'autisme et la gestion des émotions) mais je n'ai pas accroché à la manière dont elles sont reliées ensemble. Même si on comprendra ensuite pourquoi, le personnage de Brune est plus antipathique qu'autre chose, et, même si la fin est jolie, je n'ai malheureusement pas réussi à trouver là une belle histoire d'amour comme je les aime.
"La seule fois où je te vois ralentir, c'est un jour d'averse. Alors que j'accélère pour me mettre à l'abri, tu poses ta main sur mon épaule et tu me dis : Reste là... Les gouttes d'eau sur la peau sont des marqueurs de nos corps dans l'espace, et c'est joli.
Tu sembles heureuse.
Et moi, j'aurais voulu voir le monde comme tu le voyais."
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